Au Tchad, les festivités culturelles occupent une place importante dans la vie sociale. Mariages, concerts, événements communautaires ou célébrations traditionnelles rythment le quotidien, notamment celui des jeunes.
Mais une critique revient souvent : la jeunesse tchadienne accorde-t-elle plus d’importance aux festivités qu’au développement ?
Une culture vivante et essentielle
Il serait réducteur de voir les festivités comme une perte de temps. Elles jouent un rôle clé : renforcement du lien social, valorisation des identités culturelles, espaces d’expression et de créativité.
Quand le divertissement prend le dessus
Cependant, certains constats interpellent : forte mobilisation pour les événements festifs, faible participation aux initiatives de développement, priorité donnée à l’apparence sociale. Le déséquilibre devient problématique lorsqu’il freine l’engagement citoyen
Une question de priorités
Dans un contexte de chômage et de précarité, l’investissement dans les festivités peut parfois sembler disproportionné : dépenses élevées pour des événements ponctuels, faible investissement dans des projets durables, manque de planification à long terme. Cela soulève la question de la gestion des ressources individuelles, à repenser l’engagement des jeunes. Il ne s’agit pas d’opposer culture et développement, mais de trouver un équilibre : utiliser les événements culturels comme espaces de sensibilisation, intégrer des messages éducatifs et citoyens, promouvoir des initiatives économiques autour de la culture
Transformer la fête en levier de développement
La jeunesse tchadienne n’est pas désengagée. Elle est dynamique, créative et résiliente. Mais elle a besoin : d’opportunités concrètes, de cadres d’engagement, de modèles inspirants
Conclusion
La question n’est pas de savoir si les jeunes doivent célébrer ou se développer, mais comment faire les deux intelligemment. Le véritable enjeu est de transformer l’énergie culturelle en moteur de développement.
BENOUDJOUM NEKILLAMIAN WILLIAMS
