· Actualités

De la houe au bulletin de vote : Réinventer la participation citoyenne paysanne au Tchad

Quand l’agronomie rencontre la civic-tech pour transformer les politiques publiques agricoles

Au Tchad, plus de 80% de la population dépend de l’agriculture, pourtant les paysans demeurent largement absents des processus décisionnels qui façonnent les politiques agricoles. Cet article inédit, fruit de la collaboration entre expertise agronomique et innovation civic-tech, propose une analyse novatrice de la participation citoyenne paysanne et démontre comment les outils numériques peuvent transformer la gouvernance agricole. En combinant l’approche « Intelligence Collective avant Intelligence Artificielle » avec une compréhension fine des réalités agronomiques, nous présentons un modèle participatif adapté au contexte sahélien, capable de faire émerger des politiques publiques véritablement ancrées dans les besoins des producteurs. Cette contribution pionnière du CitizenLab Tchad ouvre la voie à une démocratisation profonde du secteur agricole africain.

Introduction : Le paradoxe de l’exclusion productive

« Comment peut-on développer une nation agricole sans écouter ceux qui labourent la terre ? » Cette question, posée par un paysan lors d’une consultation communautaire dans la Province du Mayo-Kebbi Est, résume l’un des paradoxes les plus criants du développement africain : ceux qui nourrissent la nation sont systématiquement exclus des décisions qui conditionnent leur avenir.

Au Tchad, l’agriculture emploie plus de 80% de la population active et contribue à environ 40% du PIB national. Pourtant, les paysans tchadiens – gardiens de savoirs ancestraux, gestionnaires de la sécurité alimentaire, premiers témoins des bouleversements climatiques – demeurent des fantômes dans l’élaboration des politiques publiques qui les concernent directement.

Cette exclusion n’est pas une fatalité. Elle est le fruit d’une double fracture : d’une part, des mécanismes de gouvernance qui perpétuent une approche descendante (top-down) de la décision publique ; d’autre part, une sous-estimation chronique du potentiel démocratique des communautés rurales. Cet article propose de dépasser ce double écueil en démontrant comment la rencontre entre l’agronomie et la civic-tech peut réinventer la participation citoyenne paysanne et transformer radicalement les politiques publiques agricoles.

I. Diagnostic : L’invisibilité politique des paysans tchadiens

1.1 Une majorité démographique, une minorité politique

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 80% de la population tchadienne vit de l’agriculture, soit environ 13 millions de personnes
  • Les femmes représentent 70% de la main-d’œuvre agricole, mais occupent moins de 5% des postes décisionnels dans les organisations paysannes
  • Moins de 2% des paysans ont déjà participé à une consultation formelle sur les politiques agricoles nationales
  • Le taux d’analphabétisme en milieu rural dépasse 70%, créant une barrière structurelle à la participation conventionnelle

Cette invisibilité politique des paysans n’est pas simplement un déficit démocratique abstrait. Elle produit des conséquences concrètes et dramatiques : des politiques agricoles déconnectées des réalités du terrain, des investissements publics inadaptés aux besoins réels, des innovations techniques rejetées par les producteurs (le cas des tracteurs qui ont été octroyés par l’Etat sans mécanisme d’implication des paysans à la base est un exemple concret), et in fine, une insécurité alimentaire persistante malgré un potentiel agricole considérable.

1.2 Les barrières structurelles à la participation

A. La distance géographique et institutionnelle

Les mécanismes de consultation existants – lorsqu’ils existent – sont concentrés dans les capitales provinciales ou nationales. Pour un paysan du Salamat ou du Batha, participer à une réunion à N’Djamena implique des coûts prohibitifs (transport, hébergement, perte de journées de travail) qui transforment la « participation » en privilège urbain.

B. L’asymétrie de langage et de pouvoir

Les espaces de dialogue institutionnels utilisent un jargon technique et bureaucratique (« cahiers des charges », « stratégies sectorielles », « cadres logiques ») totalement déconnecté du vocabulaire paysan. Cette asymétrie linguistique masque une asymétrie de pouvoir : les technocrates parlent, les paysans écoutent.

C. L’oralité versus l’écrit

Dans une société majoritairement orale, les mécanismes de participation basés sur l’écrit (consultations par questionnaires, soumission de mémorandums, procédures administratives) constituent une exclusion de facto. Les savoirs paysans – transmis oralement, ancrés dans la pratique, modelés par l’expérience – ne trouvent pas de canal d’expression dans les formats conventionnels de la décision publique.

D. La fragmentation organisationnelle

Les organisations paysannes tchadiennes, bien qu’existantes, demeurent fragmentées, sous-financées, et souvent captées par des élites locales. Cette fragmentation affaiblit leur capacité à porter une voix collective crédible face aux pouvoirs publics et aux acteurs économiques.

« Nous connaissons nos sols mieux que n’importe quel expert venu de la ville. Nous savons quand planter, quand récolter, comment préserver les semences. Mais personne ne nous demande notre avis quand les décisions sont prises. » – Témoignage d’un paysan du Mayo Kebbi Est, 2023

II. Le potentiel transformateur de la participation paysanne

2.1 Les savoirs paysans : une expertise sous-estimée

Les paysans tchadiens ne sont pas des réceptacles passifs de politiques élaborées ailleurs. Ils sont les détenteurs d’une expertise agronomique formidable, construite sur des générations d’observation, d’expérimentation et d’adaptation. Cette expertise couvre :

  • La connaissance microclimatique : les paysans décodent avec une précision remarquable les signaux climatiques (direction des vents, comportement des insectes, floraison des plantes sauvages) pour optimiser les calendriers agricoles
  • La gestion de la biodiversité : ils maintiennent des variétés locales adaptées aux conditions sahéliennes, pratiquent l’agroforesterie spontanée, et gèrent des systèmes de polyculture-élevage équilibrés
  • La résilience climatique : face aux sécheresses récurrentes, ils ont développé des stratégies d’adaptation (cultures précoces, techniques de conservation des eaux et des sols, diversification des activités) que la recherche agronomique formelle commence seulement à documenter
  • L’économie de subsistance optimisée : dans un contexte de ressources limitées, les paysans tchadiens ont affiné des systèmes de production remarquablement efficients, maximisant les rendements avec des intrants minimaux

Ignorer cette expertise dans l’élaboration des politiques publiques ne relève pas seulement de l’injustice démocratique. C’est une aberration agronomique. Les échecs répétés de nombreux projets de développement agricole au Sahel trouvent souvent leur origine dans cette déconnexion : des solutions techniques sophistiquées, conçues en laboratoire ou importées d’autres contextes, se heurtent au mur de la réalité paysanne.

2.2 De la consultation extractive à la co-construction des politiques

Il existe une différence fondamentale entre « consulter » les paysans et co-construire avec eux les politiques publiques. La consultation classique est souvent extractive : on prélève de l’information, on valide des décisions déjà prises, on légitime des orientations préétablies. La co-construction participative implique un changement de paradigme radical :

  1. De l’information descendante à l’intelligence collective : plutôt que de diffuser des directives, créer des espaces où les savoirs paysans et l’expertise technique dialoguent sur un pied d’égalité
  2. De la représentation à la participation directe : dépasser le modèle des « représentants paysans » (souvent cooptés) pour permettre l’expression directe des voix diverses du monde rural
  3. De l’événementiel au processus continu : remplacer les consultations ponctuelles par des mécanismes permanents de dialogue et de rétroaction
  4. De la légitimation à la transformation : passer d’une participation de façade à une participation qui modifie réellement les rapports de pouvoir et les contenus des politiques

III. La civic-tech au service de la démocratie agricole

3.1 L’approche « Intelligence Collective avant Intelligence Artificielle »

L’innovation technologique en Afrique est souvent pensée à l’envers : on importe des outils sophistiqués (applications mobiles, plateformes digitales, intelligence artificielle) en espérant qu’ils résoudront des problèmes sociaux complexes. Cette approche « techno-solutionniste » échoue régulièrement parce qu’elle néglige une vérité fondamentale : la technologie n’a de valeur que si elle amplifie l’intelligence collective existante plutôt que de la supplanter.

C’est cette conviction qui sous-tend l’approche présentée au Parlement Européen en octobre 2025 et qui guide le travail du CitizenLab Tchad : avant de déployer des outils numériques, il faut d’abord écouter, comprendre, et valoriser les formes d’intelligence collective qui existent déjà dans les communautés paysannes.

Concrètement, cette approche implique :

  • L’ancrage communautaire : commencer par identifier les mécanismes traditionnels de prise de décision collective (palabres, assemblées villageoises, conseils des sages)
  • La conception participative : co-créer les outils numériques avec les utilisateurs finaux plutôt que pour eux
  • L’adaptation culturelle et linguistique : développer des interfaces qui respectent l’oralité, utilisent les langues locales, et intègrent les codes culturels paysans
  • La progressivité technologique : utiliser d’abord des technologies simples (SMS, radio interactive, cartographie participative) avant d’introduire des outils plus complexes

3.2 Les outils civic-tech adaptés au contexte paysan

A. Les plateformes de remontée d’information citoyenne

Inspiré du modèle Nidoroualmewaafe (plateforme lauréate du African Union Civic Tech Fund 2.0), ce type d’outil permet aux paysans de documenter en temps réel les défis auxquels ils font face : pénuries d’intrants, problèmes d’accès aux marchés, conflits fonciers, impacts climatiques, maladies des cultures. L’information remonte directement des champs vers les décideurs, court-circuitant les filtres bureaucratiques traditionnels.

Caractéristiques clés :

  • Interface multicanale : SMS, messages vocaux, application mobile simplifiée
  • Géolocalisation des problèmes pour une cartographie des besoins
  • Système de suivi transparent permettant aux paysans de voir les réponses apportées
  • Tableau de bord accessible aux décideurs publics et aux partenaires techniques

B. Les radios interactives et podcasts citoyens

Dans un contexte où le taux de pénétration radiophonique dépasse 80% en milieu rural, la radio demeure le média de masse par excellence. Transformée en outil participatif (émissions interactives, tribunes téléphoniques, podcasts décentralisés), elle devient un puissant vecteur de démocratie agricole.

Applications concrètes :

  • Émissions dédiées au décryptage des politiques agricoles en langues locales
  • Débats contradictoires entre décideurs et paysans
  • Plateformes d’interpellation directe des autorités
  • Séries de podcasts éducatifs sur les droits fonciers, l’accès au crédit, les techniques agroécologiques

C. Les systèmes de consultation numérique décentralisée

Plutôt que de convoquer les paysans en capitale, apporter la consultation au village. Des tablettes tactiles, déployées par des facilitateurs formés, permettent de recueillir des avis, de voter sur des propositions, de prioriser des besoins – le tout dans des formats accessibles (images, icônes, audio).

D. Les tableaux de bord participatifs

Visualiser l’utilisation des budgets agricoles, le déploiement des services de vulgarisation, la distribution des intrants subventionnés. La transparence budgétaire, rendue accessible par des infographies simples et diffusées largement, crée un puissant mécanisme de redevabilité.

IV. Proposition d’un modèle intégré de participation paysanne

4.1 Architecture du modèle

Sur la base des constats posés et des outils identifiés, nous proposons un modèle intégré de participation citoyenne paysanne articulé autour de quatre piliers complémentaires :

PILIER 1 : L’ÉCOUTE ACTIVE ET CONTINUE

Objectif : Créer des canaux permanents de remontée d’information depuis les terroirs

Outils :

  • Plateforme de signalement citoyen type Nidoroualmewaafe adaptée aux enjeux agricoles
  • Réseau de 200 « sentinelles paysannes » formées à la collecte de données communautaires
  • Ligne verte agricole (numéro court gratuit) pour les urgences et alertes
  • Cartographie participative des ressources et des problèmes

PILIER 2 : L’ÉDUCATION CITOYENNE AGRICOLE

Objectif : Renforcer les capacités des paysans à comprendre les mécanismes institutionnels et à formuler des revendications structurées

Contenus :

  • Les politiques agricoles décryptées : qu’est-ce qu’un plan national d’investissement agricole ?
  • Les droits fonciers : connaître et défendre son accès à la terre
  • L’accès au crédit et aux subventions : démystifier les mécanismes
  • L’organisation collective : créer et animer des coopératives efficaces
  • Le plaidoyer agricole : comment interpeller les décideurs ?

Formats :

  • Formations de terrain dans 10 zones agro-écologiques
  • Webinaires accessibles en différé pour les zones connectées
  • Série de podcasts « Le paysan et la politique » en langues locales
  • Guides simplifiés diffusés via les radios communautaires

PILIER 3 : LES ESPACES DE DIALOGUE STRUCTURÉ

Objectif : Institutionnaliser des mécanismes de concertation entre paysans, techniciens et décideurs

Dispositifs proposés :

  • Conseils agricoles communaux : instances locales paritaires (50% paysans élus, 50% techniciens/élus) pour la planification agricole territoriale
  • Assises nationales paysannes annuelles : grand rendez-vous démocratique réunissant 500 délégués paysans pour évaluer les politiques et formuler des recommandations
  • Plateformes numériques de consultation : consultations en ligne sur les projets de lois agricoles, accessibles via SMS, appli mobile, et formulaires assistés
  • Rencontres trimestrielles Ministre-Paysans : dialogues directs retransmis en direct à la radio

PILIER 4 : LA REDEVABILITÉ ET LE SUIVI CITOYEN

Objectif : Permettre aux paysans de suivre l’utilisation des ressources publiques et l’exécution des engagements

Mécanismes :

  • Observatoires citoyens des politiques agricoles : groupes de paysans formés au suivi budgétaire et à l’évaluation des projets
  • Tableaux de bord publics : visualisations accessibles (affiches dans les marchés, diffusion radio, site web) des budgets agricoles et de leur exécution
  • Cartes de redevabilité communautaires : évaluation participative annuelle des services agricoles (vulgarisation, santé animale, crédit rural)
  • Mécanisme de plainte accessible : recours gratuit et rapide en cas de dysfonctionnement des services agricoles

4.2 Conditions de réussite

L’implémentation d’un tel modèle nécessite la réunion de plusieurs conditions critiques :

  1. Volonté politique authentique : les autorités doivent accepter de partager le pouvoir décisionnel, pas simplement de consulter pour mieux convaincre
  2. Investissement financier durable : allouer au moins 3% du budget agricole national aux mécanismes de participation (formation, outils numériques, facilitation)
  3. Ancrage institutionnel : inscrire les dispositifs participatifs dans la loi (codes agricoles, lois de décentralisation) pour garantir leur pérennité
  4. Inclusion des femmes : quotas garantis (minimum 40%) dans toutes les instances de participation, reconnaissance de leur rôle central dans l’agriculture
  5. Capacitation continue : formation permanente des paysans, mais aussi des fonctionnaires et techniciens à la démarche participative
  6. Infrastructure numérique de base : extension progressive de la couverture réseau, points d’accès communautaires dans les zones blanches
  7. Suivi-évaluation rigoureux : mesurer régulièrement l’impact réel de la participation sur la qualité des politiques et le bien-être paysan

V. Études de cas et applications potentielles

5.1 Cas d’application 1 : La réforme foncière participative

Problématique : La question foncière est explosive au Tchad. Les textes juridiques sont complexes, les pratiques coutumières diverses, les conflits fréquents. Toute réforme descendante risque l’échec.

Approche participative proposée :

  • Cartographie participative des droits fonciers dans 50 villages pilotes (avec outils numériques simplifiés)
  • Consultations villageoises facilitées sur les principes d’une réforme équitable
  • Plateforme numérique pour soumettre des propositions et voter sur les options
  • Co-rédaction du projet de loi avec des délégués paysans formés au droit foncier

Résultat attendu : Une loi foncière socialement acceptée, techniquement robuste, et authentiquement démocratique.

5.2 Cas d’application 2 : L’allocation des subventions aux intrants

Problématique : Les programmes de subvention d’engrais sont régulièrement entachés de détournements, de retards, et d’inéquités. Les paysans les plus pauvres n’y accèdent pas.

Approche participative proposée :

  • Définition participative des critères d’éligibilité (qui doit recevoir en priorité ?)
  • Comités villageois de distribution (avec présence obligatoire de femmes)
  • Plateforme de suivi en temps réel : où sont les intrants ? Qui les a reçus ?
  • Ligne d’alerte citoyenne pour signaler irrégularités et abus

Résultat attendu : Réduction drastique des fuites, amélioration de l’équité, renforcement de la confiance entre État et paysans.

5.3 Cas d’application 3 : L’adaptation climatique communautaire

Problématique : Le Tchad est en première ligne du changement climatique. Les stratégies d’adaptation doivent être hyper localisées.

Approche participative proposée :

  • Observatoires paysans du climat : collecte de données météo et phénologiques par les producteurs eux-mêmes
  • Ateliers participatifs de scénarisation : « si les pluies diminuent de 20%, que faisons-nous ? »
  • Plateforme de partage des innovations paysannes : techniques qui marchent, variétés résilientes testées
  • Co-conception avec chercheurs de stratégies d’adaptation validées scientifiquement ET acceptées localement

Résultat attendu : Résilience accrue, adoption massive des innovations, renforcement du rôle des paysans comme acteurs du savoir climatique.

VI. Les obstacles et comment les surmonter

6.1 Les résistances prévisibles

Tout processus de démocratisation se heurte à des résistances. Anticiper ces obstacles permet de mieux les désamorcer :

La résistance bureaucratique

Les technostructures perdent du pouvoir face à la participation. Stratégie : les former et les impliquer comme facilitateurs plutôt que décideurs uniques. Valoriser les fonctionnaires qui excellent dans la démarche participative.

La captation par les élites locales

Les chefs traditionnels ou notables peuvent monopoliser la parole. Stratégie : mécanismes inclusifs explicites (quotas pour femmes, jeunes, petits exploitants), votes anonymes via outils numériques.

Le scepticisme paysan

Après des décennies de promesses non tenues, les paysans peuvent douter. Stratégie : « quick wins » visibles rapidement, transparence totale sur les processus, reddition de comptes systématique.

Les contraintes financières

« C’est trop cher ». Stratégie : démontrer que le coût de la non-participation (échecs de projets, conflits, inefficience) est bien supérieur. Commencer par des pilotes à coût limité.

La fracture numérique

Zones blanches, analphabétisme digital. Stratégie : approche hybride (numérique + présentiel), utilisation de technologies légères (SMS, USSD), points d’accès communautaires animés.

6.2 Les facteurs favorables à saisir

Malgré les obstacles, plusieurs dynamiques favorables peuvent être mobilisées :

  • L’agenda international : les bailleurs exigent de plus en plus la participation citoyenne. L’utiliser comme levier.
  • La jeunesse rurale : une génération de jeunes paysans scolarisés, connectés, aspirant au changement.
  • La société civile : un tissu associatif rural dynamique, prêt à s’emparer de nouveaux outils.
  • Les réussites voisines : des expériences inspirantes au Niger, au Burkina, au Sénégal peuvent être adaptées.
  • Les crises comme opportunités : l’insécurité alimentaire persistante crée une demande pour des approches nouvelles.

Co-écrit par :
Pierre NATWA
Coordinateur CitizenLab Tchad, Expert International en Innovation Numérique & Gouvernance Publique
Lauréat African Union Civic Tech Fund 2.0
Manemon MAPOUKI
Technicien -Agronome
Expert en développement rural et agriculture durable

Retour a l'actualité